Les maladies cardiovasculaires (MCV), qui regroupent les cardiopathies coronariennes, les accidents vasculaires cérébraux (AVC), l’insuffisance cardiaque ou encore les artériopathies périphériques, restent un enjeu majeur de santé publique en France. Malgré des progrès thérapeutiques et des politiques de prévention, leur impact en termes de morbidité et de mortalité est toujours très élevé dans la population adulte.
Chiffres clés : hospitalisations, mortalité et prévalence
Selon les données les plus récentes publiées par Santé publique France :
| Pathologie | Hospitalisations (2022) | Décès (2022) |
|---|---|---|
| Cardiopathies ischémiques | Plus de 240 000 | Environ 31 000 |
| Insuffisance cardiaque | Plus de 180 000 | Environ 25 000 |
| AVC | Plus de 120 000 | Plus de 30 000 |
Un état de santé cardiovasculaire préoccupant
Les indicateurs de santé cardiovasculaire montrent que la majorité des Français présentent des facteurs de risque.
Une large part de la population ne respecte par ailleurs pas les recommandations d’activité physique, dans un contexte où sédentarité, mauvaise alimentation, surpoids, hypertension et diabète restent des facteurs de risque majeurs très répandus.
Inégalités de santé : genre, socio-économie et territoires
Les inégalités sociales et territoriales sont marquées face au risque cardiovasculaire.
Prévention et prise en charge : des défis persistants
Malgré l’existence de traitements efficaces, la prévention primaire et secondaire reste insuffisante. De nombreux patients ne bénéficient pas encore de programmes complets de réadaptation cardiaque ou de prise en charge continue après un premier événement cardiovasculaire.
Les experts soulignent l’importance de politiques de santé renforcées, combinant :
Pourquoi cela concerne les infirmiers et les professionnels de santé
Pour les infirmiers, qu’ils exercent en soins primaires, en milieu hospitalier ou en ville, les maladies cardiovasculaires :
Questions fréquentes
Combien de personnes ont été hospitalisées pour des maladies cardio-neuro-vasculaires en 2022 ?
1,2 million d’hospitalisations ont été attribuées aux maladies cardio-neuro-vasculaires en 2022 chez les adultes, selon Santé publique France.
Quelle est la part des maladies cardiovasculaires dans la mortalité en France ?
Elles ont causé environ 140 000 décès en 2022, soit plus d’un décès sur cinq en France, ce qui en fait la deuxième cause de mortalité, juste après les cancers.
Quelle proportion de la population française a une santé cardiovasculaire idéale ?
Seulement environ 11 % de la population française a une santé cardiovasculaire considérée comme idéale.
Les inégalités sociales influencent-elles le risque cardiovasculaire ?
Oui. Les personnes vivant dans des communes socialement défavorisées présentent jusqu’à 30 % de risques d’hospitalisation en plus pour MCV, et jusqu’à 60 % de plus pour certaines affections comme l’artériopathie oblitérante des membres inférieurs.
Quel est le rôle des infirmiers face aux maladies cardiovasculaires ?
Les infirmiers jouent un rôle actif dans la prévention, l’éducation thérapeutique, la coordination des soins et le suivi à long terme des patients, en soins primaires comme en établissement.
Quels facteurs de risque comportementaux sont les plus répandus en France ?
Près d’un adulte sur trois fume, plus de 70 % ne consomment pas suffisamment de fruits et légumes, et une large part de la population ne respecte pas les recommandations d’activité physique.
Source : Santé publique France, données les plus récentes sur les maladies cardiovasculaires et cardio-neuro-vasculaires en France (hospitalisations et mortalité, année de référence 2022).