13 août 2026

Maladies cardiovasculaires en France, un fardeau sanitaire toujours majeur

Cardiopathies coronariennes, AVC, insuffisance cardiaque, artériopathies périphériques : les maladies cardiovasculaires restent la deuxième cause de mortalité en France. Un état des lieux chiffré, et ce que cela implique pour les infirmiers en soins primaires comme en établissement.

Cœur avec stéthoscope

Les maladies cardiovasculaires (MCV), qui regroupent les cardiopathies coronariennes, les accidents vasculaires cérébraux (AVC), l’insuffisance cardiaque ou encore les artériopathies périphériques, restent un enjeu majeur de santé publique en France. Malgré des progrès thérapeutiques et des politiques de prévention, leur impact en termes de morbidité et de mortalité est toujours très élevé dans la population adulte.

Chiffres clés : hospitalisations, mortalité et prévalence

Selon les données les plus récentes publiées par Santé publique France :

1,2 M
hospitalisations pour MCV en 2022

140 000
décès, soit plus d’1 décès sur 5 en France

2ᵉ
cause de mortalité en France, après les cancers

Pathologie Hospitalisations (2022) Décès (2022)
Cardiopathies ischémiques Plus de 240 000 Environ 31 000
Insuffisance cardiaque Plus de 180 000 Environ 25 000
AVC Plus de 120 000 Plus de 30 000

Un état de santé cardiovasculaire préoccupant

Les indicateurs de santé cardiovasculaire montrent que la majorité des Français présentent des facteurs de risque.

11 %
de la population a une santé cardiovasculaire idéale

1/3
des adultes fument

70 %+
ne consomment pas assez de fruits et légumes

Une large part de la population ne respecte par ailleurs pas les recommandations d’activité physique, dans un contexte où sédentarité, mauvaise alimentation, surpoids, hypertension et diabète restent des facteurs de risque majeurs très répandus.

Inégalités de santé : genre, socio-économie et territoires

Les inégalités sociales et territoriales sont marquées face au risque cardiovasculaire.

Les personnes vivant dans les communes socialement défavorisées présentent jusqu’à 30 % de risques d’hospitalisation en plus pour MCV, et jusqu’à 60 % de plus pour certaines affections comme l’artériopathie oblitérante des membres inférieurs.
La santé cardiovasculaire idéale est plus fréquente chez les personnes ayant un niveau d’éducation élevé (environ 21 %) que chez celles sans le baccalauréat (4 %).
Chez les femmes, les maladies cardiovasculaires restent une cause majeure de mortalité, avec des centaines de milliers d’hospitalisations et des milliers de décès chaque année.

Prévention et prise en charge : des défis persistants

Malgré l’existence de traitements efficaces, la prévention primaire et secondaire reste insuffisante. De nombreux patients ne bénéficient pas encore de programmes complets de réadaptation cardiaque ou de prise en charge continue après un premier événement cardiovasculaire.

Les experts soulignent l’importance de politiques de santé renforcées, combinant :

Des actions de prévention (arrêt du tabac, amélioration de l’alimentation, activité physique).
Une meilleure détection des facteurs de risque.
Une prise en charge adaptée des patients à risque élevé.
Des stratégies ciblées sur les populations vulnérables.

Pourquoi cela concerne les infirmiers et les professionnels de santé

Pour les infirmiers, qu’ils exercent en soins primaires, en milieu hospitalier ou en ville, les maladies cardiovasculaires :

Représentent une part importante des motifs de consultation et d’hospitalisation.
Nécessitent une participation active à la prévention et à l’éducation thérapeutique.
Impliquent une coordination des soins et du suivi à long terme.
Demandent souvent une veille sur les politiques et données de santé pour optimiser la prise en charge des patients.

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Questions fréquentes

Combien de personnes ont été hospitalisées pour des maladies cardio-neuro-vasculaires en 2022 ?

1,2 million d’hospitalisations ont été attribuées aux maladies cardio-neuro-vasculaires en 2022 chez les adultes, selon Santé publique France.

Quelle est la part des maladies cardiovasculaires dans la mortalité en France ?

Elles ont causé environ 140 000 décès en 2022, soit plus d’un décès sur cinq en France, ce qui en fait la deuxième cause de mortalité, juste après les cancers.

Quelle proportion de la population française a une santé cardiovasculaire idéale ?

Seulement environ 11 % de la population française a une santé cardiovasculaire considérée comme idéale.

Les inégalités sociales influencent-elles le risque cardiovasculaire ?

Oui. Les personnes vivant dans des communes socialement défavorisées présentent jusqu’à 30 % de risques d’hospitalisation en plus pour MCV, et jusqu’à 60 % de plus pour certaines affections comme l’artériopathie oblitérante des membres inférieurs.

Quel est le rôle des infirmiers face aux maladies cardiovasculaires ?

Les infirmiers jouent un rôle actif dans la prévention, l’éducation thérapeutique, la coordination des soins et le suivi à long terme des patients, en soins primaires comme en établissement.

Quels facteurs de risque comportementaux sont les plus répandus en France ?

Près d’un adulte sur trois fume, plus de 70 % ne consomment pas suffisamment de fruits et légumes, et une large part de la population ne respecte pas les recommandations d’activité physique.

Source : Santé publique France, données les plus récentes sur les maladies cardiovasculaires et cardio-neuro-vasculaires en France (hospitalisations et mortalité, année de référence 2022).

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