Depuis le 10 juillet 2026, le cadre réglementaire de la vaccination contre la grippe saisonnière a changé. Une décision de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) modifie le statut de ces vaccins, avec une conséquence directe pour tous les professionnels de santé habilités à vacciner, et en particulier pour les infirmiers libéraux qui interviennent chaque année sur les campagnes de vaccination.
Un changement de statut réglementaire pour les vaccins antigrippaux
Par décision du 7 juillet 2026, l’ANSM a inscrit les vaccins contre la grippe saisonnière sur la liste I des substances vénéneuses. Cette inscription aligne leur statut sur celui de la majorité des autres vaccins disponibles en France, jusqu’ici soumis à des règles plus strictes que le vaccin antigrippal.
Référence réglementaire : décision de l’ANSM du 7 juillet 2026 relative à l’inscription des vaccins antigrippaux sur la liste I des substances vénéneuses. Mesure applicable depuis le 10 juillet 2026.
Concrètement, une prescription devient obligatoire
L’inscription sur la liste I a une conséquence pratique immédiate : la délivrance et l’administration d’un vaccin contre la grippe nécessitent désormais une prescription préalable. Jusqu’à présent, le vaccin antigrippal bénéficiait d’un régime particulier, notamment via le bon de prise en charge de l’Assurance Maladie, qui permettait sa délivrance sans passer systématiquement par une ordonnance.
Cette prescription peut être établie par quatre catégories de professionnels de santé habilités par la réglementation.
Infirmier diplômé d’État
Pharmacien
Sage femme
Pourquoi l’ANSM a fait évoluer ce statut
Cette décision s’inscrit dans un mouvement plus large. Ces dernières années, les compétences vaccinales des professionnels de santé n’ont cessé de s’élargir : de plus en plus de professionnels sont désormais autorisés à prescrire, à délivrer selon leur champ de compétences, et à administrer un nombre croissant de vaccins. En alignant le statut du vaccin antigrippal sur celui des autres vaccins, l’ANSM harmonise le cadre juridique applicable et sécurise l’ensemble du parcours vaccinal, de la prescription jusqu’à l’administration.
Ce qui reste inchangé pour la campagne vaccinale
Cette évolution porte uniquement sur l’exigence de prescription. Elle ne modifie ni les recommandations vaccinales, ni les modalités de prise en charge de la campagne annuelle.
Quelles conséquences pour les infirmiers libéraux
Pour les IDEL, cette évolution implique une vigilance supplémentaire dans l’organisation des séances de vaccination, en particulier au moment du lancement de la campagne antigrippale.
Cette évolution simplifie à terme le cadre juridique applicable, mais elle demande une adaptation immédiate des pratiques pour tous les professionnels qui interviennent sur la vaccination antigrippale.
Chronologie de cette évolution réglementaire
Questions fréquentes
Faut il désormais une ordonnance pour se faire vacciner contre la grippe ?
Oui. Depuis le 10 juillet 2026, les vaccins contre la grippe saisonnière sont inscrits sur la liste I des substances vénéneuses. Leur délivrance et leur administration nécessitent une prescription préalable, quelle que soit la personne vaccinée.
Qui peut prescrire le vaccin contre la grippe ?
La prescription peut être établie par un médecin, un infirmier diplômé d’État habilité, un pharmacien ou une sage femme, dans le respect de leur champ de compétences respectif.
Un infirmier libéral peut il prescrire et administrer lui même le vaccin ?
Oui, lorsque l’infirmier dispose de la compétence de prescription vaccinale. Il peut alors rédiger l’ordonnance puis procéder à l’administration du vaccin, dans le respect des recommandations en vigueur.
La prise en charge du vaccin par l’Assurance Maladie change t elle ?
Non. Cette évolution porte uniquement sur l’obligation de prescription préalable. Les modalités de prise en charge de la campagne annuelle et les publics éligibles restent inchangés.
Ce qu’il faut retenir
Depuis le 10 juillet 2026 : les vaccins contre la grippe sont inscrits sur la liste I des substances vénéneuses, leur délivrance et leur administration sont soumises à prescription obligatoire, cette prescription peut être réalisée par un médecin, un infirmier, un pharmacien ou une sage femme, et les modalités de la campagne vaccinale ainsi que les conditions de prise en charge demeurent inchangées.
Sources : décision de l’ANSM du 7 juillet 2026 relative à l’inscription des vaccins antigrippaux sur la liste I des substances vénéneuses. Actualité ANSM du 9 juillet 2026. Base de données publique des médicaments, ANSM.