De plus en plus de professionnels de santé signalent à l’Agence nationale du DPC (ANDPC) des comportements douteux visant à leur soutirer leurs données personnelles, à prendre la main sur leur compte ou à les inscrire à des actions de DPC qu’ils n’ont pas choisies. Grâce aux témoignages de professionnels et d’anciens commerciaux, l’Agence a rendu publiques les pratiques de ces démarcheurs. Voici l’essentiel à connaître pour ne pas vous faire piéger.
À retenir : ni l’agence du DPC, ni la HAS, ni votre ordre professionnel, ni l’ARS ne vous contactent par téléphone. Un appel qui se présente en leur nom est une usurpation d’identité.
Qui sont ces démarcheurs ?
Ces commerciaux se présentent de trois façons différentes.
Ces structures sont fausses, n’existent pas, ne sont mandatées par personne et n’ont aucune légitimité.
Les arguments utilisés pour vous inquiéter
Les démarcheurs s’appuient sur des messages anxiogènes. Voici les points d’accroche sur lesquels rester vigilant :
Selon l’ANDPC, tous ces arguments sont faux et ne visent qu’à vous inquiéter pour que vous leur donniez la main.
Les 4 étapes de l’usurpateur
Des demandes qui doivent vous alerter immédiatement
Au cours de l’appel, le démarcheur cherche à basculer vers vos données professionnelles. Méfiez-vous s’il vous demande de :
Ces exemples sont issus de situations réelles, traitées par l’Agence.
Que risquez-vous ?
Votre mot de passe, associé à votre identifiant, est la clé d’accès à votre compte. Si des fraudeurs les obtiennent, même temporairement, ils peuvent :
Raccrochez, bloquez et signalez
Dès que vous entendez « nous sommes mandatés par l’ANDPC ou la HAS » ou « nous sommes des intermédiaires pour le DPC », dites que vous allez les dénoncer, puis raccrochez et bloquez le numéro.
Trop tard ? Limitez les dégâts
Un moment d’inattention et ils ont obtenu votre mot de passe ? Voici les réflexes à avoir sans attendre :
Un doute ? L’ANDPC indique pouvoir être contactée par téléphone au 01 48 76 19 05. Elle annonce par ailleurs la mise en place prochaine d’une authentification forte, qui renforcera la sécurité des données, mais rappelle que le meilleur dispositif ne protège pas si vous communiquez vous-même vos codes.
Questions fréquentes
L’ANDPC, la HAS, mon ordre ou l’ARS peuvent-ils m’appeler pour mon DPC ?
Non, aucun d’entre eux ne contacte les professionnels de santé par téléphone à ce sujet. Un appel qui se présente en leur nom est une usurpation d’identité.
Qu’est-ce qu’un « Centre de suivi du DPC », un CAPS ou un CACM ?
Ce sont de fausses structures, qui n’existent pas, ne sont mandatées par personne et n’ont aucune légitimité, selon l’ANDPC.
Mon dossier DPC est-il vraiment bloqué si on me le dit au téléphone ?
Non. « Dossier bloqué », « prise en charge suspendue », « sanction imminente » ou « dernière année d’indemnisation » sont des arguments utilisés pour vous inquiéter. Selon l’ANDPC, ils sont faux.
Que risque-t-on si un fraudeur obtient son identifiant et son mot de passe ?
Il peut vous inscrire à des actions de DPC sans votre accord, vous désinscrire d’actions choisies, et modifier les champs de votre profil, y compris vos coordonnées bancaires, pour détourner vos indemnisations.
Que faire en cas d’appel suspect ?
Dire que vous allez dénoncer l’appelant, raccrocher et bloquer le numéro.
Que faire si j’ai déjà communiqué mon mot de passe ?
Le modifier immédiatement, vérifier qu’aucune information de votre profil n’a été changée à votre insu, vous désinscrire des actions auxquelles vous avez été inscrit contre votre gré (depuis votre extranet ou en contactant directement l’organisme, pas le démarcheur), et faire un signalement à l’ANDPC.
Source : Agence nationale du DPC, fiche « Fraudes, usurpations d’identité, démarchages abusifs : professionnels de santé, ce qui doit vous alerter ».